Extrem’ado : Encore une édition réussie à Millau !

« Article 1 de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits. »

C’est sur cette phrase tant représentative du thème choisi que s’ouvre le spectacle. Rapidement, nous sommes mis face aux injustices, le thème de cette année. La représentation commence avec une succession de photos des extrem’ados, accompagnée d’une large série d’insultes. Image bien simple du harcèlement scolaire qui touche un élève sur dix au cours de la scolarité… Une injustice décriée tout au long du spectacle. Mais c’est loin d’être la seule face de cette triste réalité : les ados ont aussi abordé les thèmes du harcèlement des femmes, des injustices géographiques, et de tous les autres types de harcèlement existants. En parallèle, ces dénonciations sont entrecoupées en trois fois par la représentation du drame intervenu à Clichy-sous-Bois en 2005. Les comédiens rappellent qu’il n’y a pas eu que deux victimes, deux morts, mais bien trois, la troisième étant toujours en vie.

Extrem’ado a de nouveau une mise en scène originale cette année. Tout au long de l’heure, chaque adolescent est en permanence sur scène, même assis en arrière-plan des acteurs, constituant un fond réaliste, grave. La musique, allant du métal au rap en passant par des mélodies de guitare directement jouées sur scène, ainsi que le fond sonore, constitué d’injures et de témoignages de victimes accompagnent intelligemment les comédiens. Ces derniers n’ont pas de rôles attribués, ce qui renforce encore la gravité, mêlée à des prises de paroles des comédiens seuls ou à plusieurs. Les lumières sont réparties en tâches claires centrées sur les comédiens dans un fond généralement sombre.

« On dit que les enfants sont méchants,

moi je dis qu’il y a encore de la marge. »

Le harcèlement scolaire est un sous-thème prépondérant du spectacle. Entre deux scènes, les élèves harcèlent une jeune fille, car elle est plongée dans ses manuels. Elle ne fait que réviser. Une autre nous parle de ce qui lui est arrivé, juste parce qu’elle avait demandé une explication à un exercice. Pour conclure, ces scènes de harcèlement, un des ados se « réveille » et se rend compte que ce qu’il fait est mal, il va alors jouer un autre rôle, celui de la victime. C’est ainsi qu’est introduite une série de témoignages des comédiens eux mêmes, improvisés sur le moment. Bouleversant.

« Je veux qu’on arrête de pointer du doigt tout ça, parce que la différence, c’est beau, et c’est ce qu’il y a de plus beau au monde ! ».

Toutes ces expériences sont racontées avec tant d’émotion, de simplicité, que l’on est vraiment touché au cœur. Les uns ont souffert de remarques sur leur physique, d’insultes, de brimades, de violences physiques. Les autres ont quand à eux perdu un ami, un proche qui n’en pouvait plus de cette situation. Le fait que ce soit des adolescents comme nous qui jouent, qui parlent de cela, tout ça nous rapproche d’eux, et nous nous sentons encore plus concernés. Mais tout le public est lui aussi ému, en témoignent les réactions de certains à la fin du spectacle.

« T’as 9 ans à New-York, le dimanche soir tu bouffes à Mc Do.

T’as 9 ans à Cuba, le dimanche soir, tu te fais sucer par un touriste italien ».

Plus tard, les ados se libèrent, ils s’ouvrent au spectateur et lui crient les injustices les plus profondes, les choses qu’ils ont sur le cœur. Comme ces jeunes filles qui se révoltent contre le harcèlement sexuel à toutes les échelles. Comme cet autre qui vient en aide à une personne dans la rue en train de mendier, là, dans le froid, dans la nuit, alors que tant d’autres ont leur chez-eux. Comme cette scène, qui dénonce les remarques parfois insistantes, injurieuses que font certains hommes quand une fille passe dans la rue (quelle que soit sa tenue). Comme cette autre fille encore, qui dénonce les injustices géographiques, qui empêchent les enfants de certains pays de mener la même vie que nous, et qui les oblige plutôt à travailler, se prostituer, et subir sans crier.

A la fin, les mots s’enchaînent, se bousculent, pour formuler l’envie de justice au milieu d’un monde où chacun tend à avoir une vie heureuse, où quelques rares fleurs résistent au milieu des décombres de l’humanité.

« Je suis dans un bateau au milieu d’une tempête, dans un monde en chute libre »

On a pu se demander où était l’espoir dans le spectacle. Nous avons posé la question aux ados à la fin du spectacle : « Notre espoir c’est juste de pouvoir en parler, parler de ça et… de tout ce qui se passe dans le monde. »

Voilà donc l’esprit d’extrem’ado, un spectacle réalisé en trois jours par 36 adolescents qui ont l’espoir et la volonté de créer un monde meilleur, et l’amour du théâtre pour une année de plus…

N’oublions pas que nous sommes tous, au fond de nous, des « putains d’orchidées ». Il ne reste plus qu’à attendre que les orchidées fleurissent pour mieux lutter contre toutes ces injustices…

novado photos (1)

«  Nous sommes tous des putains d’orchidées … »

Coralie, Leïla et Édith

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Herobrine: légende ou vérité ?

Beaucoup en ont entendu parler mais très peu ont eu la chance (ou la malchance…) de le voir. Herobrine, légende vivante de Minecraft, fait sa première apparition dans le jeu en décembre 2013. Il serait un clone de Steve qui est l’avatar par défaut du jeux. Une seule manière de les différencier: Herobrine a les yeux blancs.

Voici le témoignage du premier joueur ayant vu Herobrine en décembre 2013, alors qu’il jouait seul :

Je coupais du bois quand il est apparu émergent de l’ombre. Cet avatar de Steve aux yeux blancs m’a regardé puis a disparu. Quand je suis allé sur le forum de Minecraft pour savoir si quelqu’un avait vécu une aventure similaire ma question s’est effacée et un joueur nommé Herobrine m’a envoyé ceci: «STOP». Quand je suis allé sur sa page pour voir son pseudo, l’ordi m’a affiché le mot suivant: ERREUR.»

D’après la légende, Herobrine serait le frère de Notche, le créateur de Minecraft , mort dès le début du jeux. D’autres disent que c’est juste un pirate qui s’amuse à faire peur aux autres mais qui est-il vraiment ? D’où vient-il ? Nous ne le saurons peut être jamais…

Sources :

  • “ Herobrine : enquête sur l’histoire du frère de Notche ”, WizGeekz (Youtube)
  • Wiki officiel de Minecraft

 

Ugo

 

Dangereuses petites bêbêtes !

La forêt amazonienne comporte plusieurs animaux différents de ceux que l’on peut rencontrer en France et en Europe. Certains sont même très dangereux. En voici quelques exemples…

Alors qu’en Afrique, le roi des animaux est le lion, dans la forêt amazonienne, il s’agit du jaguar, un fauve de 2 m de long. Sa proie favorite est le capybara, un énorme rongeur ressemblant à un ragondin.

En ce qui concerne les reptiles, vous trouverez certains des plus grands du monde comme par exemple les anacondas (serpents) ou bien le caïman noir (crocodile). Ce dernier mesure 6 m de long pour un poids d’ 1,5 tonnes.

Côté insecte, si vous êtes arachnophobes, la forêt amazonienne n’est peut être pas la meilleure destination de vacances… En effet, vous pourriez vous retrouver nez à nez avec une mygale. Bien que ces araignées soient énormes, ce ne sont pas pour autant les plus venimeuses recensées. Leur alimentation est faite d’insectes et de petites grenouilles. Les fourmis légionnaires, quant à elles,  sont peut-être moins impressionnantes mais, à la différence de chez nous, elles sont très voraces et agressives.

Dans la forêt amazonienne, 441 nouvelles espèces ont été découvertes depuis 2010 (sans compter les insectes et les invertébrés). Nous ne sommes donc pas au bout de nos surprises…

Sources :

Au cœur de la forêt tropicale, (C’est pas sorcier)

A la découverte de 441 nouvelles espèces en Amazonie  (WWF)

Mano et Dylan

Prix 2 Jeans & 1 Marcel 2017 : résultat !

Au mois de juin, les élèves des 3 établissements participant au prix ont décerné le prix « 2 Jeans & 1 Marcel » 2017 à Manu Causse, auteur du roman Les fils de George, publié aux éditions Talents hauts.

Les collégiens et lycéens ont voté : c’est un roman réaliste, sur un sujet de société, qui remporte le treizième prix « 2 Jeans & 1 Marcel ». Parmi la sélection de 20 titres, c’est l’histoire de Mardochée, un adolescent de 15 ans qui a grandi dans une secte, qui a touché le cœur des lecteurs. Au mois de mai, les élèves avaient eu la chance de rencontrer l’écrivain Manu Causse, et échangé durant 2 heures autour de son roman, et plus largement de ce sujet d’actualité (cf l’article de Leïla et Anna dans le Si Jaurès su…! n°66, page 3)

En deuxième position de ce palmarès 2017 arrive Bluebird de Tristan Koegel, publié chez Didier jeunesse. Dans ce superbe roman, Minnie, une jeune fille de 15 ans, fuit le sud ségrégationniste des Etats-Unis pour réaliser son rêve de blueswoman à Chicago.

Pour la troisième place, c’est un ex-aequo entre Ses griffes et ses crocs de Mathieu Robin (Actes sud junior) et La folle rencontre de Flora et Max de Coline Pierré et Martin Page (L’école des loisirs).

Rencontre Manu Causse
Rencontre avec Manu Causse

Si Jaurès su… j’aurais fait de la radio

Mardi 9 mai 2017, la rédac’ du Si Jaurès su…! a enregistré son journal radiophonique dans le studio de Radio Saint-Affrique.

Après plusieurs semaines de préparation, la rédac’ parle enfin dans le poste ! Pendant quelques séances, Grégoire Souchay est venu au lycée pour initier les journalistes du Si Jaurès su…! à l’écriture radiophonique et à la construction d’une émission.

Au final, 48 minutes de chroniques, interviews, lectures et reportages composent ce numéro spécial de votre journal favori. L’émission est disponible à l’adresse suivante :

Si Jaurès su…! sur les ondes

Bonne écoute !

Manon

La fête foraine

Vous avez été nombreux à vous rendre à la fête foraine de Saint-Affrique mais saviez-vous que la plus grande en France se situe à Rouen ?  Elle est âgée de 900 ans ! A cette époque, les forains se déguisaient avec des costumes géants. Aujourd’hui, les règles de sécurité sont très strictes : les forains évaluent les risques liés à l’utilisation des manèges, puis chaque manège est vérifié et testé avant son ouverture. C’est ainsi qu’ils réalisent des manèges à sensations fortes en toute sécurité. S’ils passent le test, ils sont ensuite déplacés à l’aide de semi-remorques. L’emplacement d’un manège coûte en général 5 euros le mètre donc si on a un manège de 85 m², il faudra payer 425 €.

Sources :

Emission « C’est pas sorcier » : Les plus grands manèges du monde

Jordan et Mano